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Veille documentaire

Etudes, rapports, sites web : la sélection de la semaine

La Documentation propose aux adhérents chaque mardi un bulletin de veille sur les enjeux économiques internationaux, les grandes zones et pays, les questions de politique économique, ainsi que des secteurs stratégiques.

Le document de la semaine fait la synthèse d'une publication jugée particulièrement intéressante.

Document de la semaine

Sélectionné par la Documentation le Document de la semaine met en avant une publication du bulletin de veille hebdomadaire, généralement sur de...

    L’Insee améliore sa prévision de l’emploi en France grâce à une simulation plus fine de la productivité

    Note de conjoncture de l’Insee, 19 juin 2018

    20/06/2018

    Après la crise de 2008-2009, la productivité du travail a ralenti. Or ce "décrochage de la productivité du travail perturbe les prévisions de l’emploi". Dans sa dernière note de conjoncture, l’Insee identifie les déterminants de ce ralentissement, ce qui lui permet de construire une nouvelle modélisation de long terme des gains de productivité, et une modélisation plus fiable des prévisions d'emploi à court terme.

    Du début des années 1990 à la crise de 2008-2009, la productivité du travail en France a progressé de manière régulière, à un rythme d’environ 1,3% par an. Après une forte chute lors de la crise (-2,6 points par rapport à sa tendance passée), elle a recommencé à croître à partir de 2010, à un rythme cependant inférieur à celui d’avant-crise (0,9% durant la période 2010-2016).

    Le ralentissement de la productivité du travail après la crise est en partie expliqué par une allocation du capital moins efficiente.

    Les économistes de l'Insee identifient les facteurs déterminants du ralentissement de la productivité post-crise grâce à une décomposition comptable des gains de productivité du travail, en distinguant les contributions inter-branches et intra-branches liées au capital et à l’emploi.

    Le ralentissement de 0,5 point s'explique par :
    • une allocation moins efficiente du capital vers les branches les plus productives pour 0,2 point ;
    • la productivité globale des facteurs (PGF) pour 0,2 point ;
    l'allocation du capital par tête pour 0,1 point ;
    • l’allocation du travail entre branches ne jouerait aucun rôle.

    Après la crise, la baisse de la productivité du travail provient principalement de l’industrie.

    Au total, le ralentissement de la productivité du travail des branches marchandes non agricoles après la crise s’explique essentiellement par trois facteurs :

    • une contribution de la PGF plus faible dans l’industrie,
    • une contribution plus faible de l’intensité capitalistique dans l’industrie,
    • une moins bonne allocation du capital dans les services.


    Sur la base de cette décomposition comptable, l’Insee construit une nouvelle modélisation en vue de prévoir l’emploi salarié à court terme.

    Ce nouveau modèle capte mieux la rupture de tendance de productivité depuis 2008. Le ralentissement étant expliqué à long terme, l'équation de court terme est améliorée. Cette nouvelle modélisation sera donc désormais utilisé par l'Insee dans le cadre de ses prévisions d’emploi à court terme.

    D’après le modèle, l’emploi salarié des branches marchandes non agricoles croîtrait sur un rythme moindre en 2018 qu’en 2017 (+163.000 emplois sur un an fin 2018 contre +333.000 en 2017). Ce moindre dynamisme serait lié à la fois à des politiques de l’emploi moins favorable (baisse des emplois aidés) et au ralentissement de la valeur ajoutée.

    Ralentissement de la productivité du travail et prévision de l’emploi en France
    INSEE, Mikael Beatriz, Anis Marrakchi, Sophie De Waroquier de Puel Parlan, Note de conjoncture, 19 juin 2018

    Attractivité : la France revient dans le peloton de tête européen selon EY

    Baromètre de l'attractivité de la France 2018 – EY, 11 juin 2018

    12/06/2018

    Le retour des investisseurs étrangers en France se confirme en 2017 selon le Baromètre 2018 de l’attractivité d’EY. La "très belle performance" de la France lui permet de réduire significativement l’écart avec le Royaume-Uni et l’Allemagne. Un bémol : le faible nombre d’emplois créés en France comparé à la moyenne européenne.

    Le redressement de l’attractivité de la France en 2017 et au début de l’année 2018 est "spectaculaire" selon les résultats du baromètre 2018 de EY. La France s’inscrit à nouveau dans le peloton de tête européen, dont elle avait décroché depuis une dizaine d’années. Avec 1019 projets annoncés en 2017 et une progression de 31% par rapport à 2016, elle se hisse quasiment au niveau de ses grands concurrents, le Royaume-Uni et l’Allemagne (qui progressent de 6% chacun par rapport à 2016).

    Représentant près d’un tiers des investissements étrangers accueillis en France (32%), l’industrie tire tout particulièrement parti de ce regain d’attractivité. Avec une progression en 2017 de 52% du nombre de projets industriels par rapport à 2016, elle conserve la 1re place européenne.

    La France devient le deuxième pays d’accueil européen des investissements en provenance des États-Unis, après le Royaume-Uni mais devant l’Allemagne.

    La France rattrape une partie de son retard dans l’implantation de centres de décisions, notamment en raison du Brexit. Elle triple le nombre de projets en 2017, mais reste en-deçà du Royaume-Uni, en tête du classement.

    En matière d’implantations ou d’extensions de centres de R&D, elle réalise la plus belle progression du trio de tête européen. Avec 78 nouveaux projets (+53% en France contre +31% au Royaume-Uni et +23% en Allemagne), elle s’affirme comme un pays compétitif en matière d’innovation.

    La France confirme son ambition de "Start-up Nation", portée par le dynamisme de la French Tech et les nombreux dispositifs d’aide à l’entrepreneuriat. 56% des investisseurs étrangers approuvent la politique mise en œuvre par la France pour encourager la création de start-up. Elle se positionne désormais à la deuxième place européenne en nombre et en valeur des opérations réalisées en capital-risque.

    Un bémol : avec seulement 25 emplois créés en moyenne, les investissements étrangers génèrent moins d’emplois en France qu’ailleurs (42 emplois par projet en moyenne au Royaume-Uni et 53 en Europe). Les "handicaps historiques de compétitivité restent présents" selon EY : fiscalité et coût du travail élevés (EY cite nos comparaisons de coût du travail en Europe ), complexité administrative, manque de flexibilité...

    Retour gagnant ? Baromètre EY de l'attractivité France 2018
    EY, 11 juin 2018

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