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Veille documentaire

Etudes, rapports, sites web : la sélection de la semaine

La Documentation propose aux adhérents chaque mardi un bulletin de veille sur les enjeux économiques internationaux, les grandes zones et pays, les questions de politique économique, ainsi que des secteurs stratégiques.

Le document de la semaine fait la synthèse d'une publication jugée particulièrement intéressante.

Document de la semaine

Sélectionné par la Documentation le Document de la semaine met en avant une publication du bulletin de veille hebdomadaire, généralement sur de...

    L’attractivité de la France se redresse fortement en 2016 (EY)

    Baromètre de l’attractivité de la France 2017 – EY, 23 mai 2017

    23/05/2017

    Dans un contexte mondial volatil, l’Europe retrouve la confiance des investisseurs étrangers. Selon les résultats du Baromètre d’attractivité d’EY, la France, en particulier, redresse nettement son attractivité en 2016. Son potentiel est considérable à condition de lever les freins à la compétitivité.

    Le cabinet de conseil EY analyse dans cette 16ème édition de son Baromètre d’attractivité de la France les implantations étrangères réalisées en France en 2016 et l'image du pays, au travers d’une enquête (EY European Investment Monitor) réalisée en mars 2017 auprès des décideurs internationaux de 43 pays.

    La France a, selon EY, mieux profité que d’autres pays de la croissance des investissements enregistrés en Europe ( +15% en moyenne en 2016 ). Le Royaume-Uni et l’Allemagne restent les pays les plus attractifs, mais la France, à la troisième position, regagne du terrain. Avec 779 projets annoncés et près de 17.000 emplois créés par les investisseurs étrangers, la France est en progression de 30% par rapport à 2015. Et l'image du "site France" (indicateur "satisfaction" 2017 à 73%) retrouve des niveaux d’avant-crise.

    Des "handicaps de compétitivité" continuent de pénaliser l’attractivité française. Fiscalité, lourdeur administrative, droit et coût du travail restent des freins à l’attractivité aux yeux des dirigeants. De fait, les investissements restent peu créateurs d’emploi (22 emplois par projet, bien au-dessous de la moyenne européenne à 44). Et si la France confirme son rôle central dans l’accueil de centres de R&D et d’innovation, elle reste à un niveau "très insuffisant" pour les fonctions décisionnelles. A la 5ème place, elle accueille 7 fois moins de sièges sociaux qu’au Royaume-Uni, et les perspectives de transferts liés au Brexit ne suffiront pas à combler ce retard.

    Le potentiel français reste cependant considérable, selon EY. La mutation territoriale, industrielle et sectorielle est "en bonne voie", et l'image de la France s’améliore. Portée par l’esprit de la French Tech, la reconnaissance d’un entrepreneuriat "à la française" s’affirme. Toujours distancée par le Royaume-Uni et l’Allemagne pour les projets d’investissements étrangers dans le numérique en 2016, la France est toutefois le seul des 3 pays à avoir progressé (+30%) dans ce secteur.

    Baromètre de l'attractivité de la France 2017 - Les cartes en main
    EY (Ernst & Young), 23 mai 2017
    Investors vote “remain” in Europe
    EY’s Attractiveness Survey Europe, mai 2017

    Voir également :

    European business : overcoming uncertainty, strengthening recovery
    McKinsey Global Institute, mai 2017
    McKinsey présente les résultats d'une enquête auprès de 2000 responsables en France, en Allemagne, en Italie, en Pologne, en Espagne et au Royaume-Uni et auprès de 400 entreprises américaines et chinoises implantées en Europe. Globalement, les dirigeants interrogés sont de plus en plus optimistes au sujet des perspectives économiques européennes et des performances de leurs entreprises. L'étude indique néanmoins une réticence persistante à investir, malgré une situation de trésorerie favorable .

    Determinants of FDI inflows in advanced economies: Does the quality of economic structures matter?
    Banque Centrale Européenne, Working Paper Series N°2066, mai 2017
    Ce document examine la relation entre les structures économiques et les investissements directs étrangers dans les économies avancées (21 pays de l'Ocde) et plus spécifiquement dans les pays de la zone euro,

    Allemagne : le vieillissement démographique freinera la croissance à moyen terme

    Demographic change, immigration and the potential output of the German economy – Deutsche Bundesbank, 11 mai 2017

    16/05/2017

    La Banque centrale allemande analyse l'impact des évolutions démographiques sur l'économie allemande à l'horizon 2025. Elle montre que le vieillissement de la population allemande, insuffisamment compensé par l’immigration, aura un impact négatif sur la croissance.

    Selon la Deutsche Bundesbank, qui s'appuie sur les projections démographiques de l'Office statistique fédéral, le nombre de personnes en âge de travailler (15-74 ans) en Allemagne diminuera de près de 2,5 millions d'ici 2025. En tenant compte de la progression attendue de la participation au marché du travail et de l’immigration, la DB prévoit dans son scénario central que la main-d'œuvre potentielle allemande sera en 2025 à son niveau 2016. L'offre de main-d'œuvre continuera de progresser dans la première moitié de la période de projection, mais sa croissance se stabiliserait vers 2021. Par la suite, il est probable que les effets retards du changement démographique et notamment le départ à la retraite de nombreux baby-boomers, l'emportent sur ceux de la hausse de participation et de l’immigration.

     

    Concernant l'immigration, la Bundesbank table sur une migration nette d'environ 500.000 personnes en 2016 et un accroissement moyen de l'ordre de 200.000 par an d'ici 2025. Mais elle ne serait pas suffisante pour compenser la diminution de la main-d'oeuvre allemande. Avec des projections d'immigration prudentes (la moitié de celle supposée dans le scénario de base), la Banque centrale allemande estime que la main-d'oeuvre potentielle commencerait à baisser dès 2020, et un million de personnes disparaîtraient du marché du travail allemand d'ici à 2025.

    Ces changements démographiques devraient également pénaliser la croissance de la productivité - les travailleurs immigrés et seniors étant moins productifs - et contribuer à augmenter la prudence des entreprises à l’égard des investissements de long terme. Les économistes de la Banque centrale allemande estiment que ces évolutions devraient provoquer à moyen terme une diminution de la croissance potentielle de l'économie allemande, qui passera de près de 1,25% par an en moyenne pour la période 2011-2016 à "nettement moins de 1% par an" pour la prochaine décennie.

    Demographic change, immigration and the potential output of the German economy – Deutsche Bundesbank Monthly Report, avril 2017 (publié en anglais le 11 mai)

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