Centre d’observation économique et de Recherche pour l’Expansion de l’économie et le Développement des Entreprises
Chaque semestre, les tendances de l'industrie française décryptées par Coe-Rexecode pour le Groupe des Fédérations Industrielles (GFI).
26/02/2013
L'activité industrielle s'est de nouveau contractée en 2012 et devrait rester dégradée au cours des prochain mois malgré une légère amélioration du climat des affaires en février. En 2013, les exportations devraient rester le principal moteur de l'activité.
L’activité industrielle s’est contractée en 2012
La production de l’industrie manufacturière a reculé de 2,2 % en volume en 2012. Ce repli, débuté à l'été 2011, s’est amplifié au 4° trimestre 2012.
Les moteurs internes sont à l’arrêt
La consommation et l’investissement en produits industriels ont reculé en 2012. Les dépenses de consommation des ménages en biens manufacturés ont reculé de 0,8 % par rapport à 2011. Ce recul s’explique par la baisse des ventes de produits textiles-cuir (-3,3%) et surtout des ventes de voitures particulières (- 4,4%).
Les exportations sont le principal moteur de l'activité
Malgré un "passage à vide" au 4° trimestre, les ventes françaises à l’étranger sont restées sur des niveaux élevés. Sur l’ensemble de l’année 2012, elles ont inscrit un nouveau record à 454 milliards d’euros, en hausse 5 % par rapport à celui de 2011.
Perspectives 2013 d'emploi et d'activité
L’activité industrielle devrait rester dégradée en France au cours des prochains mois malgré une légère amélioration du climat des affaires en février. Conséquence de la fragilisation de la situation financière des entreprises
, les anticipations d’investissement et d’emploi ne sont pas encourageantes. Le problème de surcapacités de production dans l’industrie paraît s’accentuer : au 1er trimestre 2013, le taux d’utilisation des capacités de production a retrouvé son plus bas niveau atteint à l’automne 2010.
Sur la période 2012-2014, nous estimons que 99 % de la croissance mondiale se fera en dehors de la zone euro. Le retour de la croissance de l'activité industrielle en France passera par une amélioration des conditions de la compétitivité .

