Centre d’observation économique et de Recherche pour l’Expansion de l’économie et le Développement des Entreprises
Le plus vraisemblable est que 2011 sera pour l’économie française une année de croissance modeste qui se terminera plutôt mieux qu’elle n’aura commencé. Les grandes variables de l'activité évolueront lentement, mais dans le bon sens. Il faudra cependant compter une à deux années avant de déboucher sur une vraie reprise. C'est à dire une croissance de 3%
29/12/2010 [Communications extérieures]La forte reprise d’activité dans les économies émergentes d’Amérique du sud et d’Asie émergente crée un début de tensions inflationnistes. Les autorités monétaires ont réagi par des hausses de taux d’intérêt. La pression à la hausse sur les taux de change conduit les autorités à réagir par des limitations des entrées de capitaux. Cela ne résoud pas la question de l’inflation. Au dilemme classique inflation-chômage se substitue un autre dilemme entre inflation et taux de change. La bonne réponse est évidemment une appréciation contrôlée des taux de change.
02/12/2010 [Lettre de Coe-Rexecode]La croissance économique française s’est un peu tassée au troisième trimestre à 1,4 % l’an, après 2,7 % au deuxième trimestre. Cela n’est pas surprenant dans un contexte mondial qui passe, comme nous l’envisagions depuis longtemps, du rebond à la convalescence. Un taux de croissance de 1,4 % n’est pas un résultat très différent de la moyenne des dix dernières années pour la France. A ce niveau l’économie recommence à créer des emplois, en nombre toutefois insuffisant pour que s’amorce une baisse significative du chômage. La nouvelle étape du quinquennat devra marier la continuité et le changement. Le plus difficile sera sans doute de gérer les conflits d’objectifs entre le court terme et le long terme. Dans une perspective de moyen terme, la priorité devrait être donnée au rétablissement de notre compétitivité. Dans une perspective de court terme, la tentation serait de pousser un peu plus la demande intérieure. De ce côté, les marges sont extrêmement faibles.
18/11/2010 [Lettre de Coe-Rexecode]En termes de revenu par tête, calculé aux parités de pouvoir d’achat (2005), la Russie est dans une position intermédiaire entre les pays émergents et les pays développés. Ces écarts ne seraient pas préoccupants si la Russie devait s’installer sur une trajectoire dynamique de pays émergent. Or, le pays n'a pas su suffisamment tirer partie de la hausse des prix du pétrole pour amorcer une industrialisation autoentretenue et compétitive. Et il n'est pas évident qu'il puisse compter sur une hausse des prix énergétiques ces prochaines années.
27/10/2010 [Lettre de Coe-Rexecode]
Pour amorcer le renouveau industriel, il faut une stratégie avec deux points d’appui :
(1) renforcer les politiques de recherche et d’innovation pour reculer la frontière technique, (2) un coup d’arrêt immédiat à la contraction industrielle pour enrayer la perte de compétitivité, de compétences et de savoir-faire industriel. La seule mesure d’effet rapide est une baisse des coûts de production industriels. Le seul levier accessible est le niveau des cotisations sociales. Pour avoir un effet significatif, un objectif souhaitable serait d’atteindre au moins 10 à 15 milliards d’euros d’allégement des coûts industriels.