Centre d’observation économique et de Recherche pour l’Expansion de l’économie et le Développement des Entreprises
Après un trou d’air à l’automne et l’hiver derniers associé à un fléchissement de la production de l’industrie automobile, l’activité dans l’industrie en France s’oriente à nouveau à la hausse.
Toutefois, les relais au soutien de l’activité associé à l’arrêt du déstockage sont encore fragiles, qu’ils soient associés à la dépense des ménages ou à celle des entreprises.
Le redressement de l’activité industrielle consécutif à la récession de 2008-2009 s’est propagé à la plupart des économies. Il s’effectue à cadence soutenue dans les économies émergentes, il accélère aux Etats-Unis mais peine à s’amplifier en zone euro. Cette dernière observation s’applique également au cas de l’industrie française. Toutefois, l’amélioration récente des indicateurs de climat des affaires, la progression des indices d’entrées de commandes, l’anticipation d’une légère progression des dépenses d’investissement industriel en 2010 suggèrent que l’activité industrielle pourrait progresser à un rythme plutôt soutenu d’ici la fin du premier semestre 2010 au moins.
21/04/2010 [Tableau de bord de l'industrie française GFI/Coe-Rexecode]Le retournement cyclique de l’investissement en biens d’équipement, amorcé deux ans plus tôt dans bon nombre de pays du monde, s’est poursuivi en 2009 par une phase baissière d’une rare intensité, l’ajustement cyclique ayant été fortement creusé par la sévérité de la crise. Même si les dépenses d’investissement devraient rebondir dans un avenir assez proche, l’effort d’équipement prendra encore quelques années avant de retrouver son niveau d’avant-crise.
18/02/2010 [Réunion Conjoncture économique et financière]La fin des soutiens fiscaux laisse craindre une rechute des marchés, qui ne doivent pas compter sur un rebond vigoureux des revenus. Cependant, une offre bien ciblée peut continuer d’accélérer le rythme de renouvellement, pour un temps limité.
13/01/2010 [Lettre de Coe-Rexecode]Notre industrie se contracte depuis dix ans, non seulement par rapport à l’industrie mondiale mais aussi, ce qui est moins acceptable, par rapport à l’industrie européenne. Ce constat préoccupant ne concerne pas nos grands groupes mondialisés qui réussissent bien sur le marché mondial. Il concerne la compétitivité du « territoire France ». Dans l’économie industrielle actuelle, la compétition entre territoires porte non seulement sur le produit final, mais aussi sur tous les maillons successifs de la chaîne de production (y compris les activités de services amont). Si le territoire est moins compétitif, l’industrie se désagrège à de nombreux niveaux. Il faut donc être très attentif aux facteurs de compétitivité transversaux.
13/01/2010 [Lettre de Coe-Rexecode]