Centre d’observation économique et de Recherche pour l’Expansion de l’économie et le Développement des Entreprises
21/04/2010
Denis FERRANDLe redressement de l’activité industrielle consécutif à la récession de 2008-2009 s’est propagé à la plupart des économies. Il s’effectue à cadence soutenue dans les économies émergentes, il accélère aux Etats-Unis mais peine à s’amplifier en zone euro. Cette dernière observation s’applique également au cas de l’industrie française. Toutefois, l’amélioration récente des indicateurs de climat des affaires, la progression des indices d’entrées de commandes, l’anticipation d’une légère progression des dépenses d’investissement industriel en 2010 suggèrent que l’activité industrielle pourrait progresser à un rythme plutôt soutenu d’ici la fin du premier semestre 2010 au moins.
Le redressement de l’activité industrielle en France s’explique avant tout par l’arrêt du déstockage.
Le niveau des stocks avait été fortement réduit en 2009. Répondre à une demande, même affaiblie, passe désormais par une mise en production et beaucoup moins par un prélèvement sur des stocks de produits.
Le soutien de l’activité apporté par cet effet technique s’essoufflera toutefois progressivement.
Ses relais paraissent encore fragiles de sorte que la vraie reprise industrielle (celle de l’investissement et de l’emploi) paraît encore un peu lointaine.
L'impact ambivalent de la dépréciation de l’euro
Point favorable, la dépréciation de l’euro contre le dollar apporte des gains de compétitivité bienvenus à l’industrie européenne. En revanche, elle amplifie la hausse des cours des matières premières, fragilisant ainsi une situation de trésorerie des entreprises encore peu affermie.


04/05/12
La compétitivité, priorité du prochain président
Tribune parue dans Les Echos du 4 mai 2012