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Le redressement de la part de marché des exportations française est interrompu

Tableau de bord trimestriel de la compétitivté française

06/05/2010

Denis FERRAND

Dans notre dernier rapport annuel sur la compétitivité française, « La compétitivité française en 2009 », nous constations pour la première fois depuis dix ans une légère progression de nos parts de marché à l'exportation par rapport à la zone euro. Nous hésitions entre l'hypothèse d'un effet conjoncturel et celle d'un effet structurel, qui aurait traduit les premiers effets d'une politique un peu plus favorable à l'industrie. L'amélioration que nous relevions alors ne s'est pas confirmée depuis. Les indicateurs de la compétitivité se dégradent au contraire à nouveau depuis le quatrième trimestre 2009.

Depuis la reprise de la croissance du commerce mondial (en avril 2009), les exportations françaises de marchandises ont progressé moins rapidement que les exportations mondiales. Entre avril 2009 et février 2010, les exportations françaises ont progressé de 16 %, contre 24 % entre avril 2009 et janvier 2010 pour les exportations mondiales. La progression des exportations françaises est à nouveau inférieure à celle des pays membres de la zone euro. La part des exportations en volume de biens et services de la France dans celle de la zone euro est retombée à un point bas (13,9 %) au quatrième trimestre 2009 après avoir atteint 14,3 % au deuxième trimestre. Les exportations françaises de marchandises ont retrouvé leurs plus bas niveaux antérieurs, à 13,5 % des exportations de marchandises de la zone euro.

Le déficit du solde des échanges extérieurs de marchandises oscille depuis le premier trimestre 2008 dans une bande comprise entre 2 et 4 points de PIB.

L'industrie française, dont le recul d'activité avait été plus faible que celui de l'ensemble des pays européens durant la récession, connaît un moindre redressement à la fois de sa valeur ajoutée et de son excédent brut d'exploitation. La valeur ajoutée mesurée à prix courants de l'industrie française s'était contractée de 8,5 % entre le pic et le creux de l'activité, contre 22 % pour celle de l'Allemagne et 16,5 % pour celle de la zone euro. Depuis son point bas touché au deuxième trimestre 2008, la valeur ajoutée de l'industrie française a progressé de 1,1 % contre 6,9 % pour celle de l'Allemagne et 2,7 % pour celle de la zone euro dans son ensemble.

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