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Bilan de l’année économique et financière 2016 : résilience et amorce de normalisation

- Janvier 2017

10/01/2017

Depuis 2012, la croissance du PIB mondial s’écarte peu des 3%, un rythme un peu plus faible que sa tendance de longue période. L'année 2016 n'a pas dérogé à cette règle. L'économie mondiale a cependant fait preuve de résilience face aux chocs du Brexit ou de l’élection de D.Trump. L'impact de ces chocs exogènes sera le foyer des principaux risques de 2017.

Croissance du PIB mondial

2016 ne marque pas de rupture avec les quatre années précédentes : la croissance économique mondiale a été de nouveau proche de 3%, sous sa tendance longue. Elle donne toutefois quelques signes d’accélération en fin d’année.

Si elle a un peu déçu, la croissance a résisté au ralentissement modéré de la Chine et à la fragilisation des exportateurs de matières premières. Elle a fait preuve d’une forte résilience aux chocs exogènes (Brexit, élection de D. Trump, référendum italien).

La croissance mondiale s’est aussi un peu redistribuée au profit des économies émergentes, se modérant en premier lieu aux Etats-Unis.

• La désinflation mondiale s’est interrompue

Il est trop tôt pour dire si le mouvement général de baisse des taux à l’œuvre depuis 30 ans est révolu, mais l’année 2016 a connu un point d’inflexion marqué.

En repli continu depuis 4 ans, les anticipations d’inflation se sont retournées à la hausse, emportant avec elles les taux à long terme. Avec la normalisation progressive des taux directeurs (davantage aux Etats-Unis), le mouvement de hausse des taux pourrait se prolonger.

La désinflation mondiale semble toucher à sa fin avec la remontée des cours pétroliers. Cela ne signe pas pour autant le retour de l’inflation en l’absence de tensions salariales manifestes.

• Les échanges mondiaux rétrécissent

Au-delà des votes de repli dont le Brexit et l’élection de D. Trump peuvent être symptomatiques, c’est le rétrécissement relatif du commerce mondial qui paraît remarquable en 2016.

La progression des échanges de marchandises a été bien inférieure à celle de l’activité, accentuant un mouvement amorcé depuis 2011. Il serait réducteur d’attribuer ce décrochage au seul protectionnisme, mais il signe la fin d’une étape de la mondialisation marquée par l’ouverture grandissante des économies qui contribué à la croissance des 30 dernières années.

Table des matières :

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L’économie mondiale en 2016 : entre déception et résilience.
- Le double basculement de la croissance mondiale.
- La fin de la désinflation mondiale
- Une forte résilience aux chocs
- Etats-Unis : en attendant le sursaut promis.
- Japon : le yen fort a pénalisé la croissance et le pétrole bas l’inflation.
- Zone euro : une reprise modeste mais durable, partagée et résiliente.
- Royaume-Uni : encore peu d’effet visible du référendum sur l’économie.
- Les économies émergentes toujours au ralenti.

Les marchés financiers en 2016 : un rebond des matières premières et des taux d’intérêt sans baisse des bourses
- Marchés boursiers : des divergences de trajectoires entre pays émergents et développés.
- Taux d’intérêt : la normalisation est amorcée .
- Changes : une année en deux temps.
- Matières premières : l’année du rebond.

Annexes
- Tableaux.
- Graphiques.

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