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Bilan de l'année 2014 : redistribution de la croissance mondiale sur fond d'instabilités

- Janvier 2015

07/01/2015

En 2014, la croissance mondiale a atteint 3,1% l'an, un rythme similaire aux deux années précédentes mais décevant au vu des stimulants disponibles. Avant même la chute du pétrole, une redistribution de la croissance mondiale s’est opérée entre économies développées et émergentes. Sur les marchés, l'aversion pour le risque s'est accentuée et la grille des changes a été secouée.

PIB mondial 2005-2014 (graphique)

L’année 2014 ne marque pas de rupture de croissance, l'activité économique mondiale progresse depuis trois ans sur un rythme proche de 3% l’an. Elle déçoit toutefois vus les stimulants disponibles : contexte non inflationniste, politiques monétaires ultra-expansionnistes, politiques budgétaires moins restrictives et meilleure situation financière des entreprises à l’échelle mondiale.

Chute des cours du pétrole
Autre facteur propice, la chute des prix du pétrole implique depuis l'été 2014 un vaste transfert de revenu entre pays exportateurs et importateurs nets. Il renforce également les forces désinflationnistes.

La Chine, première puissance économique mondiale
Avant même la chute du pétrole, une redistribution de la croissance mondiale s’est opérée. Celle des économies développées, Etats-Unis et Royaume-Uni en tête, a accéléré tandis qu'elle faiblissait dans les pays émergents. Ceci n'a pas empêché la Chine de devenir en 2014 la première puissance économique mondiale en PIB PPA . Le décrochage majeur est venu des pays souffrant de forts déséquilibres structurels dont les devises ont été chahutées à partir de l’été 2013 (Brésil, Inde, Indonésie, Turquie, Afrique du sud…) ainsi qu'en Russie.

Recul des taux, hausse du dollar
Dans ce contexte plus chahuté, l’aversion pour le risque s’est accentuée. Les politiques monétaires des banques centrales ont amorcé une divergence qui se poursuivra en 2015. Sur le marché obligataire, l’année a été marquée par la baisse des taux longs à des niveaux extrêmement bas. Enfin, la grille de changes a été vivement secouée, le dollar et le yuan progressant contre presque toutes les devises. L’euro et surtout le yen ont dévissé, attisant le risque d’une guerre des monnaies en Asie.

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