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Comparaisons internationales de la durée du travail : trois pièges à éviter

- Document de travail N.29, janvier 2012

16/01/2012

Trois erreurs sont généralement commises dans les comparaisons internationales de la durée du travail. La première tient à une confusion entre les différentes notions de durée du travail, la deuxième provient de l’utilisation de niveaux de durée effective de travail non comparables, la troisième consiste à comparer des moyennes de groupe de travailleurs non homogènes

Different layered clocks on wall, close-up, George Diebold, Getty Images, Photodisc

La mesure de la durée moyenne annuelle effective de travail est un sujet complexe. Notre étude sur la durée effective du travail en France et en Europe a suscité de nombreuses réactions . Nombre de commentateurs ou d'économistes ont remis en cause les durées du travail présentées dans l'étude, données pourtant calculées et fournies par Eurostat . Les arguments avancés sont révélateurs des sources de confusion souvent présentes dans les comparaisons de la durée du travail.

En effet, trois pièges sont à éviter en matière de comparaisons internationale de la durée du travail.

1- Ne pas confondre la durée habituelle de travail et la durée effective de travail
La première erreur relève d'une confusion entre les différentes notions de durée du travail. La durée habituelle de travail donne une indication utile du rythme habituel de travail mais elle est souvent assimilée à tort à une durée effective de travail, et il faut reconnaître que l’imprécision des intitulés des tableaux statistiques y incitent souvent.

2- Ne pas utiliser des sources statistiques non comparables
La deuxième erreur provient de l’utilisation, à des fins de comparaisons internationales, de niveaux de durée effective de travail non comparables entre eux comme par exemple ceux présentés dans les perspectives de l’emploi de l’OCDE . Voir sur ce sujet la mise en garde de l'OCDE : "ces données visent à effectuer des comparaisons de tendances dans le temps ; en revanche, à cause de la disparité des sources, elles ne permettent pas des comparaisons de niveaux pour une année donnée."

3- Ne pas comparer des moyennes de population hétérogènes
Une troisième erreur souvent commise est de comparer des moyennes entre des durées effectives de travail de groupes de travailleurs non homogènes comme l’ensemble des travailleurs ou même l’ensemble des salariés. Cette erreur vient en outre souvent s’ajouter à l’utilisation des données de l’OCDE qui ne permettent pas de distinguer les différentes formes d’emploi, et qui ne sont pas comparables.

Nous décrivons dans l'annexe 3 du document de travail ces pièges à éviter en matière de comparaisons de durée du travail.

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