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France la reprise est réelle mais une accélération de la croissance n'est pas certaine

- Les Echos, 22 août 2017

22/08/2017

Denis Ferrand analyse pour Les Echos la conjoncture économique française en cette rentrée 2017. La progression de l'emploi et de l'investissement signale clairement que la reprise est là, mais l'économie française a peut-être déjà fait le plein des bonnes nouvelles. Le Gouvernement doit saisir l'occasion pour mener des réformes structurelles.

La France connaît une phase de reprise. L'investissement progresse, malgré la fin de la mesure du suramortissement, et le marché du travail redémarre.

Mais il n'est pas certain que la croissance puisse accélérer beaucoup.

- Le climat des affaires est au plus haut depuis 2011, mais je doute qu'il aille bien au-delà.

- L'année 2017 est une année de rattrapage, avec un retour à la normale des récoltes de céréales, du tourisme et des exportations d'Airbus.

- L'avantage comparé que conférait le taux de change de l'euro par rapport au dollar est en train de disparaître. La relative faiblesse de l'euro a représenté un surcroît de croissance de 0,6 à 0,7 point de PIB cumulés ces deux dernières années pour la zone euro. Sans cette impulsion, la croissance de 2018 ne dépassera pas celle de 2017, proche de 1,6 à 1,7%.

La bonne conjoncture ne doit faire passer au second plan la nécessité des réformes.

Certaines mesures adoptées par le gouvernement précédent auront un impact sur les comptes publics l'an prochain : la hausse du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi de 6 à 7 %, le crédit d'impôt pour l'emploi à domicile chez les retraités. Et si les créations d'emplois sont fortes, celles-ci se font à des salaires relativement bas. Donc la hausse des cotisations sociales globales sera moindre. Cela va compliquer l'équation budgétaire.

Evidemment, il est plus facile de lancer les réformes et d'assainir les finances publiques en haut de cycle économique. D'un autre côté, la bonne conjoncture peut aussi faire passer au second plan l'impérieuse nécessité des réformes. Ce serait une grave erreur.

La proportion de sans-emploi reste encore élevée. C'est le moment de mettre fin à la préférence française pour le chômage.

Propos recueillis par Guillaume de Calignon

Article disponible en ligne : Denis Ferrand : "2017 est une année de rattrapage", Les Echos, 21/08/2017

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