Espace adhrent
Rester connecté
Centre d’observation économique et de Recherche pour l’Expansion de l’économie et le Développement des Entreprises
Page d'accueil > Analyses et prévisions > Veille documentaire

Veille documentaire

Etudes, rapports, sites web : la sélection de la semaine

La Documentation propose aux adhérents chaque mardi un bulletin de veille sur les enjeux économiques internationaux, les grandes zones et pays, les questions de politique économique, ainsi que des secteurs stratégiques.

Le document de la semaine fait la synthèse d'une publication jugée particulièrement intéressante.

Document de la semaine

Sélectionné par la Documentation le Document de la semaine met en avant une publication du bulletin de veille hebdomadaire, généralement sur de...

    Croissance et politique économique : les recommandations de l’OCDE à la France

    Etudes économiques de l’OCDE : France, septembre 2017

    20/09/2017

    L’OCDE révise à la hausse ses prévisions de croissance pour la France. Mais la croissance potentielle a diminué à cause de la faiblesse des gains de productivité. Selon l’OCDE, le renforcement de la croissance et la diminution du chômage passeront principalement par la réduction des dépenses publiques et des impôts, et des réformes du marché du travail.

    Etude Ocde France 2017

    Dans sa dernière Étude économique de la France, l’OCDE révise ses prévisions de croissance à la hausse par rapport à juin dernier. La croissance économique devrait s’établir à 1,7% en 2017, le taux le plus élevé enregistré depuis six ans, même si elle reste en-deçà de la moyenne européenne. Le marché du travail se redresse progressivement. La pauvreté est inférieure en France à celle observée dans la plupart des autres pays de l’OCDE.
    En revanche le taux de croissance potentielle a reculé (1,2%), principalement à cause d’un ralentissement de la croissance de la productivité. Et "trop de personnes sont exclues du marché du travail".

    Les principales préconisations de l’OCDE :

    • Les dépenses publiques de la France, à 56.4 % du PIB en 2016, sont les plus élevées de tous les pays de l’OCDE. La masse salariale du secteur public est plus importante que dans d’autres pays également dotés d’une forte protection sociale. Les dépenses de retraite sont également trop élevées et fragmentées. L’OCDE salue le projet gouvernemental de passer à un système de retraite unique, qui permettrait d’accroître la mobilité de la main-d’œuvre et d’abaisser les coûts de gestion. Le rapport préconise également un relèvement progressif de l’âge minimum de départ à la retraite aligné sur l’espérance de vie.

    • La fiscalité française est trop complexe et élevée. L’OCDE préconise tout particulièrement de réduire les taux de l’impôt sur les revenus du travail pour les bas salaires et de l’impôt sur les revenus du capital; élargir la base d’imposition en supprimant les avantages fiscaux sur les revenus du capital ; mettre davantage l’accent sur la progressivité de l’impôt sur le revenu ; parallèlement, diminuer les niches fiscales existantes et relever les écotaxes.

    • Le droit du travail, selon l’OCDE, ne laisse pas assez de flexibilité aux entreprises et à leurs employés pour négocier les conditions de travail et les salaires. Elle recommande de réformer le marché du travail pour le rendre plus inclusif et efficace, notamment en "favorisant les accords de branche différenciés selon la taille ou l’âge de l’entreprise" (à noter : ce rapport a été adopté début août). Le marché du travail doit également devenir plus efficace et inclusif : pour développer les compétences, il faudra notamment renforcer l’apprentissage et simplifier le compte personnel de formation.

    Etudes économiques de l’OCDE : France 2017
    OCDE, 14 septembre 2017

    Voir également :

    Perspectives économiques intermédiaires de l’OCDE : la dynamique de croissance à court terme pourra-t-elle durer ?
    OCDE, 20 septembre 2017
    "L’OCDE prévoit une accélération synchronisée de la croissance de l’économie mondiale, mais appelle instamment à de nouvelles mesures des pouvoirs publics pour assurer une croissance à moyen terme durable et inclusive".

    Politique industrielle, compétitivité : l'Europe doit avant tout cibler les emplois à forte valeur ajoutée (Bruegel)

    Remaking Europe : the new manufacturing as an engine for growth – Bruegel, 7 septembre 2017

    12/09/2017

    Régénérer la production et développer la compétitivité industrielle européenne nécessite selon l'institut Bruegel un renouvellement de la politique industrielle de l'Europe, qui doit désormais valoriser des activités à forte valeur ajoutée et investir également dans le secteur des services.

    Bruegel - Remaking Europe sept 2017

    L’institut Bruegel ouvre la réflexion sur l'avenir de l'industrie et des politiques industrielles en Europe.

    Il souligne le déclin relatif des activités industrielles traditionnelles et décrit les derniers développements de l'activité industrielle en Europe (croissance, productivité, délocalisations-relocalisations) avant d'examiner le potentiel de développement que représentent pour l'industrie l'adoption des technologies du futur, qu'il s'agisse des technologies de l'information, des technologies bas-carbone, des technologies appliquées à la finance, ou encore le e-commerce.

    Pour la politique industrielle européenne, l’enjeu est désormais selon Bruegel de créer davantage d'emplois productifs à haute valeur ajoutée. L’approche doit donc être horizontale et non plus sectorielle. L’objectif n’est plus de voir l'industrie retrouver une certaine proportion dans le PIB ou de développer certains secteurs, ni même de localiser l’ensemble de la production dans un pays.

    Pour soutenir sa compétitivité industrielle, l’Europe doit progresser dans l’échelle de l’innovation et passer d’activités à intensité technologique moyenne/élevée à des activités à très haute intensité de R&D, à l’instar des Etats-Unis ou du Japon, y compris dans le secteur des services.

    L’investissement dans les services est tout aussi important. Ce secteur, dont les limites avec l'industrie sont de plus en plus brouillées, contribue pour une large part à la croissance à valeur ajoutée dans l’Union européenne (comme aux Etats-Unis et au Japon). En outre les services non marchands, les services professionnels et l’information-communication représentent une grande partie de la croissance de la productivité dans l’Union européenne. Et selon Bruegel, les entreprises industrielles sont les plus susceptibles de créer et de capter de la valeur ajoutée dans leurs activités de services avant et après la production.

    Remaking Europe : the new manufacturing as an engine for growth
    Bruegel, Reinhilde Veugelers, Blueprint Series N°26, 7 septembre 2017

    Voir également :

    German industrial policy: General restraint commendable, but key areas that need to be addressed are being neglected
    Germany Monitor Bundestag Elections 2017, Deutsche Bank Research, 12 septembre 2017

    Performances industrielles de l'Allemagne et de la France : d'où vient la supériorité de l'Allemagne ?
    Natixis, Patrick Artus, Flash N°1038, 12 septembre 2017

Actualités

Ne manquez pas